Santa Sauce : L’indispensable numéro 2 pour Noël

Santa Sauce : L’indispensable numéro 2 pour Noël

Dans une démarche similaire à Gucci Mane , Hamza vole la vedette au Père Noël et nous offre sa mixtape Santa Sauce. Parfait pour passer un réveillon tout en douceur. Santa Sauce fait le pas sur la phase dancehall que le H avait connu et renoue avec l’univers musical si spécifique que le rappeur belge avait développé dans ses précédents projets H24 et Zombie Life. Le cadeau d’Hamza est complètement à son image, reflet d’une musique mélodique et sensuelle.

Un retour aux sources pour mieux repartir

Après son épopée caribéenne par l’intermédiaire de la tape New Casanova, Sauce God revient à la base de son labeur : des sonorités et une ambiance générale très proches de la zik outre-Atlantique. Fort de ce récent renouvellement, Hamza nous rappelle qu’il sait toujours aussi bien mélanger la sauce. Une sauce encore bien succulente et pimentée. Loin de vous l’idée d’un retour dans le passé, le H n’est pas du genre, vraiment pas. L’artiste bruxellois ne cesse d’innover. Il est vrai qu’Hamza reprend plusieurs ingrédients qui lui ont permis de se faire connaître mais n’hésite pas à ajouter de nouvelles épices à son assaisonnement. Le rappeur aime surprendre et ne se fixe aucune limite. Santa Sauce en est une énième confirmation. Grâce à cet opus nous découvrons de nouvelles facettes du personnage. On en vient à se demander ce que Sauce God ne pourrait pas faire tant il touche à tout et tant tout ce qu’il tente il le réussit.

Hamza excelle dans la balade comme le démontre les sensuels La Nuit Est À Nous et Confessions Part. 1, ce qui insinue forcément une suite ( on s’en frotte déjà les mains ). Le morceau Sans Fin s’inspire du Rock’n’Roll, oui vous avez bien lu, du Rock’n’Roll, et vous savez quoi ? Hamza s’en sort comme un chef étoilé. Le belge est un véritable caméléon. Le son se conclut même par un solo de guitare interprété par Bruno Pieters… Très fort. Le H est toujours autant influencé par les states et on le ressent dans nombres de morceaux. Il prouve, une nouvelle fois, que pondre des bangers est l’une de ses spécialités. C’est si facile, si naturel pour l’acolyte de Ikaz Boi et de Myth Syzer. Vraiment, Wow, Ouais C’est Bon et VVS, reprenant notamment le flow de Thugger, ne dérogent pas à la règle instaurée par Sauce God. Hamza assimile les tendances dans le pays de l’Oncle Sam pour les utiliser à sa sauce ( oui elle était facile ) dans sa musique.

Hamza se surpasse pour Shine et Habibi

Deux morceaux se distinguent du reste de la tape. Ce sont les probables tubes Shine et Habibi. Les deux titres ont en tout cas le potentiel suffisant pour amener leur auteur au stade supérieur. Hamza se transcende pour le sublime Shine dont la prod, encore une fois enivrante à souhait, est de Syzer. « Jsuis dans le four avec Syz ». Le duo fétiche réalise de nouveau une merveille, si bien qu’un album collaboratif serait, sans aucune hésitation, jouissif. Espérons qu’ils nous entendent, ou plutôt qu’ils nous lisent. Espérons-le.

Quant à Habibi le H se lance dans l’inconnue sur une production magnifique et totalement novatrice de Ponko. L’instru entraînante s’inspire de rythmiques orientales et s’harmonise par la flûte et les violons. Tout simplement grandiose. Hamza s’amuse et joue avec la prod. Il slalome parfaitement entre les basses et les différents airs joués par les instruments. Sauce God se l’approprie pour en faire une de ses plus belles tracks. Du grand Hamza.

Le H clôture l’année 2016 de la meilleure des manières. Santa Sauce met en évidence l’insolente facilité d’Hamza à innover et à enrichir de nouveaux aromates sa sauce. Le bruxellois nous offre à une semaine de 2017 l’un de ses plus beaux projets. Ouais c’est Ban !

© Tawfik Akachar / VillaSchweppes

Posté le 24/12/16 / 9801 vues / Par Osain Vichi