Prince Waly et compagnie ont fait chavirer le Petit Bain !

Prince Waly et compagnie ont fait chavirer le Petit Bain !

Vous êtes dégoutés d’avoir loupé la release party de l’Ep Junior de Prince Waly ? À votre place nous le serions aussi, c’est un beau cadeau de Noël avant l’heure qui vous échappe. Mais cet article n’a pas été écrit pour vous enfoncer. Afin de vous remonter le moral avant les fêtes nous y étions et voici ce que nous avons retenu du show mémorable que nous ont offert Prince Waly, Exepoq organisation et leurs guests de luxe.

C’est l’heure du Show !

19h. La release party débute sur de bonnes bases. G High Djo aux platines. La salle commence à se remplir. Le DJ set d’une petite heure monte progressivement en puissance. Les sons s’enchaînent et tabassent de plus en plus. Au bout d’une quarantaine de minutes de morceaux allant de la trap au bon vieux old school, de productions acides et expérimentales à celles plus électroniques, le public commence à bien se chauffer et les nuques prennent déjà sérieusement cher. Elles ne seront pas les seules, et ce n’est que le début…

20h. La première partie débarque. Le concert débute. « C’est l’heure du Show ! ». Tengo John, accompagné de son backeur et des deux Djs du label Don Dada Records, Ocho et Lasmoul. Le rappeur du collectif parisien Yakin émule la foule avec une trap puissante. La fosse est conquise, il ne reste plus qu’à embarquer le reste du Petit Bain. Et qui de mieux que le capitaine Waly pour cette mission de haute voltige.

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Dès le début de la soirée le nom de Prince Waly est cité. Le speaker et Tengo John annoncent un show monstrueux, jusqu’à créer une attente qui relève vite de l’impatience. Les gens se posent maintes questions. Par quel son Waly va lancer son périple montreuillois ? Les guests annoncés seront-ils tous présents ? Quelle sera l’optique des inédits ? Que donneront en live les hits Zéro et Vinewood ?

Au large avec Prince Waly, Exepoq et Bon Gamin

20h40. Toutes ces interrogations sont balayées en une fraction de seconde lorsque le moment tant attendu arrive. Prince Waly largue les amarres et prend la direction du large avec l’enivrant Cherry. Le son est joué à l’acoustique et le rappeur fier représentant de M. City est accompagné de la douce Ada. Il n’en faut pas plus pour orienter la foule vers un cap bien précis. Celui du partage. « Cette soirée, c’est aussi la vôtre ! » lâche Waly à une foule déjà acquise.

Le fond, animé par le talentueux Clifto Cream, apporte une profondeur visuelle non négligeable. Et alors que Loveni rejoint discrètement l’équipage, le premier électrochoc nous prend de court. Vinewood débarque telle une comète et fout un bordel divin. La salle tremble et nous craignons le premier tsunami d’Ile-de-France. Les secousses se seraient ressenties jusqu’à Rouen… Rien de bien étonnant tant le titre vise juste et détonne. De la TNT pure !

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Zéro prolonge la folie et le bateau commence à tanguer dangereusement. Certains avaient prévu le coup, un gilet de sauvetage sous le bras. C’est ensuite au tour des autres membres d’Exepoq de faire leurs armes. Issaba comme à son habitude fait le taff et son morceau satirique « Coup d’babouche » est appréciable. Nous découvrons également l’univers musical de Kohm. Agréable surprise !

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Tout exepoq s’unit sur le percutant et explosif « Bienvenue chez les Yakuzas ». C’est là que l’on se dit qu’on a de la chance d’être entouré d’eau. Au cas où la scène se transformerait en brasier et Waly en torche humaine.

Passage inévitable, Prince Waly et Lord Prox’ fusionnent pour former Big Budha Cheez le temps de M. City Citizen. À ce moment-là nous sommes à plus de 1000 degrés celsius. Pourtant la température continue de grimper avec le morceau au refrain explicite et impitoyable « Fume un boug avant qu’un boug te fumes ! » repris lui aussi à l’unisson dans la salle.

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Un dernier électrochoc intervient lorsque les premières notes de Rallye retentissent. La prod nucléaire de Syzer nous transperce de toutes parts. Waly dans un dernier effort, grosse veste Caterpillar sur le dos, nous offre son flow le plus corrosif. Virage après virage on se dit vraiment qu’on va passer par-dessus bord…

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En sueur et exténué Waly annonce la fin du concert mais on lui annonce qu’il reste assez de temps pour tenter une énième fois de finir dans la seine. Exepoq s’allie à nouveau et lâche dans un ultime soupire « Faut kidnapper le président ». Ultime soupire d’un show magnifique de communion et de compassion. L’énergie dégagée sur scène était impressionnante, les prods incisives et saisissantes ont accompagné les mots des paroliers. Des mots qui ont percuté ! Comme dirait un grand emcee… On en tremble encore.

Photographe : SLON

Posté le 19/12/16 / 2469 vues / Par Osain Vichi